top of page
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram

Un Cabinet de Curiosités

Énigmes et excentricités dans la musique instrumentale du XVIIe siècle

Le cabinet de curiosités illustre parfaitement les différentes tendances issues de la période s’étendant de la Renaissance au Siècle des Lumières : développement de la pensée et des connaissances scientifiques, intérêt pour l’exotisme provoqué par l’expansion coloniale, goût pour les sujets occultes et insolites. Capricci et Quodlibets, imitations et parodies, énigmes musicales, fantaisies carnavalesques et sonates en stylus phantasticus constituent un programme sous forme de cornucopia, collection disparate d’objets hétéroclites et pittoresques.

​

2 violons, viole de gambe, théorbe

​

Pièces de Johann Heinrich Schmelzer, Antonio Bertali, Biagio Marini, etc

The Cabinet of Curiosities illustrates trends that underpin and connect several periods from the Renaissance to the Age of Enlightenment: the development of scientific thought and knowledge, the interest in exoticism provoked by colonial expansion, and the taste for occult and unusual subjects. Capricci and Quodlibets, imitations and parodies, musical enigmas, carnivalesque fantasies and sonatas in stylus phantasticus constitute a program in the form of cornucopia, a disparate collection of heterogeneous and picturesque objects.

18richcabinet.jpg

Fancies & Ayres, for three parts

Consort anglais à trois parties

Ce programme propose une immersion dans l'Angleterre du XVIIe siècle à travers un programme de musique de consort à trois parties. Les fantaisies contrastées et marquées par la musique de danse de John Jenkins répondent aux constructions intellectuelles et aux In Nomine labyrinthiques de Thomas Tomkins, qui agissent en contrepoint avec des pièces solistes improvisées et des variations sur des airs traditionnels.

​

2 violons, viole de gambe

​

Pièces de John Jenkins, Thomas Tomkins, Orlando Gibbons, Thomas Morley, Richard Mico, & improvisations

This program offers an immersion into 17th-century England through a program of three-part consort music. The contrasting and distinctive dance music of John Jenkins complements the intellectual structures and labyrinthic In Nomine pieces of Thomas Tomkins, which serve as a counterpoint to improvised solo pieces and variations on traditional tunes.

Missæ Silesiæ

Messes silésiennes inédites du XVIIe siècle

Uranometria ouvre les portes de la collection de Johann Chrysostomus Zalaski, un fonds musical récemment redécouvert en Silésie, au sud-ouest de la Pologne. Parmi ces pièces restées silencieuses depuis l’époque de leur composition, deux messes pour voix et instruments, dont l’écriture évoque l’influence italienne sur les compositeurs d’Europe centrale et nordique, seront combinées avec des airs sacrés pour une voix et un violon en scordature. Cette manière de modifier l’accord du violon, caractéristique des violonistes des cours de l’Empire austro-hongrois, permet d’obtenir des effets polyphoniques et de changer la résonance de l’instrument. Le programme invite l’auditeur à découvrir tant la musique liturgique destinée à l’église, qu’une dévotion domestique au caractère plus intimiste.

​

2 sopranos, basse, 2 violons, viole de gambe, orgue

​

Pièces anonymes du fonds Zalaski

Uranometria opens the doors to the collection of Johann Chrysostomus Zalaski, a musical archive recently rediscovered in Silesia, in south-western Poland. Among the works that have remained silent since the time of their composition are two Masses for voices and instruments, whose writing reflects the influence of Italian music on composers in Central and Northern Europe. They are paired with sacred arias for solo voice and violin in scordatura. This practice of altering the violin’s tuning, characteristic of violinists at the courts of the Austro-Hungarian Empire, makes it possible to create polyphonic effects and to transform the instrument’s resonance. The programme invites listeners to discover both liturgical music intended for the church and a more intimate form of domestic devotion.

herbst frontispice.jpg

"Italiäner nicht alles wissen..."
 

Autour du 'Musica Practica' de Johann Andreas Herbst

L’ouvrage pédagogique de Johann Andreas Herbst, Musica Practica, compile de nombreux exemples de différents compositeurs italiens et allemands, à la suite de Michael Praetorius dont il complète un traité d’ornementation vocale inachevé. Le grand succès qu’il rencontre lui permet d’être largement cité et recopié par différents auteurs tout au long du XVIIe siècle. Pensé comme une sorte de « carte musicale » de cette publication extraordinaire, ce programme propose des œuvres des prédécesseurs de Herbst, des auteurs cités dans son ouvrage, ainsi que de ses élèves.

​

2 violons, viole de gambe ou doulciane, orgue/clavecin

​

Pièces de Michael Praetorius, Ignazio Donati, Daniel Bollius, etc

Johann Andreas Herbst’s pedagogical work Musica Practica compiles numerous examples from various Italian and German composers, following Michael Praetorius, whose unfinished treatise on vocal ornamentation Herbst completed. The great success of Musica Practica meant that it was widely quoted and copied by various authors throughout the 17th century. This program is conceived as a “musical map” of Herbst’s extraordinary publication, featuring pieces by Herbst’s predecessors, the authors mentioned in his work, as well as his students.

Le Jardin Corrompu
 

Canons & énigmes musicales dans la musique instrumentale du XVIIe siècle

Connu de nos jours surtout pour son usage dans des comptines et chansons populaires, le canon est un des procédés d’écriture principaux de la Renaissance. Ce programme propose un assortiment de pièces instrumentales du siècle suivant faisant encore appel à cette technique de composition. Cachés dans des livres de musique instrumentale apparemment ordinaire ou présentés comme démonstration de bravoure dans des traités théoriques, ces jeux de déduction musicale dépassent largement le canon simple à la manière de Frère Jacques, mélangeant proportions mathématiques complexes, palindromes et miroirs, et références ésotériques à la mythologie antique ou aux textes bibliques. Ce « jardin corrompu », du nom d’une sonate en forme de labyrinthe musical de Johann Erasmus Kindermann, invite à la découverte d’une musique certes cérébrale mais toujours divertissante, où l’ordre des pièces sera tiré au hasard par un lancer de dé.

2 violons, viole de gambe, clavecin ou théorbe

Pièces de Giovanni Battista Vitali, Marco Uccellini, Johann Theile, Johann Erasmus Kindermann

Known today mainly for its use in nursery rhymes and popular songs, the canon is one of the principal compositional devices of the Renaissance. This program offers a selection of instrumental pieces from the following century that still use this compositional technique. Hidden away in books of apparently ordinary instrumental music or presented as a display of bravura in theoretical treatises, these games of musical deduction go far beyond the simple canon in the manner of Frère Jacques, mixing complex mathematical proportions, palindromes and mirrors, and esoteric references to ancient mythology or biblical texts. This “corrupted garden”, named after a sonata in the form of a musical labyrinth by Johann Erasmus Kindermann, is an invitation to discover music that may be cerebral but is always entertaining, where the order of the pieces is determined at random by a throw of the dice.

science.jpg
2vl17.jpg

"auff. 2. fiolini"
 

Musique pour deux violons sans basse au XVIIe siècle

Avec l’essor de la basse continue au début du XVIIe siècle, la musique voit apparaître une nouvelle catégorie de pièces instrumentales toujours accompagnée de celle-ci. Les pièces dépourvues de cette partie sont cependant présentes, dont des pièces pour deux instruments de dessus. La plupart  d’entre elles représentent une évolution des biciniæ de la Renaissance, parfois sous forme d’arrangements de pièces polyphoniques existantes, dépassant souvent leur cadre pédagogique d’origine, mais certaines sont de véritables petites sonates dans lesquelles les violons prennent tour à tour la fonction de basse continue.

2 violons

Pièces de Johann Vierdanck, Thomas Morley, Giuseppe Giamberti, etc

With the rise of the basso continuo at the beginning of the 17th century, a new category of instrumental pieces appeared which were always accompanied by it. However, pieces without the basso continuo part were also present, including pieces for two treble instruments. Most of these represent an evolution of the Renaissance biciniae, sometimes in the form of arrangements of existing polyphonic pieces, often going beyond their original pedagogical framework, but some of them are actual small sonatas in which the violins take turns playing the basso

continuo.

"mit 2. Violinen, ohne Baß"
 

Musique pour deux violons sans basse au début du XVIIIe siècle

La musique instrumentale à la période baroque semble indissociable de l’omniprésence de la basse continue et de l’équilibre qu’elle instaure avec le ou les instruments solistes. Cependant, il existe un nombre significatif de compositions écrites pour des instrumentations diverses, y compris pour des instruments strictement égaux, dans lesquelles la basse continue est absente… du moins en apparence. Si les pièces pour deux dessus tiennent encore quelque fois des biciniæ hérités de la Renaissance, elles sont plus généralement prétexte à donner le rôle de basse continue à l’un des instruments, dans toutes les formes musicales de leur temps, des sonates à l’italienne aux suites de danses françaises et divertissements de toutes sortes.

2 violons

Pièces de Georg Philip Telemann, Joseph Bodin de Boismortier, Michel Corrette, etc

Instrumental music in the Baroque period seems inseparable from an omnipresent basso continuo and the balance this establishes with the solo instrument(s). However, there are a significant number of compositions written for various instruments, including strictly equal instruments, in which the basso continuo is absent... at least in appearance. If certain pieces for two treble instruments are still sometimes based on the biciniae inherited from the Renaissance, then they serve a general pretext for giving the role of basso continuo to one of the instruments… in all the musical forms of their time, from Italian sonatas to French dances suites and divertissements of all kinds.

2vl18.jpg
bottom of page